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En 1980, quelques femmes ont voulu vivre le même idéal et la même règle que les frères : joindre la vie contemplative et la vie apostolique. Elles se sont formées à la vie religieuse et plus particulièrement à la vie spirituelle de la Congrégation Saint-Jean. Ce n’est bien évidemment pas par hasard que cet apôtre, le disciple que Jésus aimait, est le protecteur de la Congrégation. C’est plus particulièrement à l’école de son Evangile et dans ses lettres que les membres de la congrégation Saint-Jean veulent vivre leur consécration pour devenir disciples du Christ. « suivre le Christ et demeurer en Lui », comme St Jean. Le 8 septembre 1984 , le père Marie-Dominique Philippe et les sept premières sœurs fondent la communauté des sœurs apostoliques de Saint-Jean. La reconnaissance officielle viendra plus tard, le 7 octobre 1993, les sœurs apostoliques de Saint-Jean sont reconnues pazr l’Eglise comme une congrégation religieuse de droit diocésain par le diocèse d’Autun. Les débuts ne sont pas très faciles, outre les difficultés matérielles incontournables pour toute fondation, il faut s’approprier la règle de vie empruntée aux frères. Les premiers efforts portent sur la vie contemplative qu’il faut structurer.
Le jour même de la fondation, le pape Paul VI a publié l’encyclique « Evangelii Nutiandi » sur la Mission dans la vie de l’Eglise. A côté des écrits de saint Jean et de la règle des frères, cette encyclique vient s’ajouter comme inspiration de la congrégation naissante. La formation est prise très au sérieux : les sœurs étudient la philosophie et la théologie. Du coup, l’encyclique de Jean-Paul II « Fides et Ratio » (la foi et la raison) a été adopté comme document de référence.
Aujourd’hui, les sœurs apostoliques de Saint-Jean sont 150 réparties dans treize maisons (dont trois en Afrique et une aux Philippines)
Les premiers pas au Puy.
La première fondation se fit dans le diocèse de Beauvais à la demande de son évêque d’alors, Mgr Hardy, en 1987.
En 1989, une demande vint de Mgr Brincard, évêque du Puy depuis l’année précédente. Il cherchait une religieuse pour s’occuper de son secrétariat. Une religieuse qui suivait à cette époque des études de russe accepta la responsabilité pour deux mois. Il s’agit de Sœur Marie-Pia qui est toujours la secrétaire de notre évêque ! Rapidement, elle est rejointe par une petite communauté qui s’installe dans une partie du monastère de la Visitation. Les sœurs de Saint-Jean qui ont participé à la fondation de cette communauté du Puy, se souviennent avec émotion de la gentillesse de l’accueil des sœurs visitandines. La dimension mariale du Puy, la beauté du site et l’accueil reçu ont beaucoup fait pour faciliter l’implantation de cette nouvelle communauté en terre ponote.
Les sœurs apostoliques de Saint-Jean vont se voir confier un certain nombre d’apostolats sur le diocèse. A côté des tâches de secrétariat à l’évêché, elles font de la catéchèse (à l’école primaire de la Chartreuse, à l’école Saint-Louis et avec l’Aumônerie de l’Enseignement Public), elles accueillent les pèlerins et les touristes à la cathédrale où elles participent à l’animation spirituelle et liturgique, elles aident les familles, s’occupent d’enfants (enfants adorateurs…). Quatre jours par semaine des sœurs vont visiter les prêtres âgés à la Maison saint-Vosy. L’idée de base était de s’insérer dans la vie du diocèse en répondant aux appels qui étaient lancés et non pas de plaquer de l’extérieur des activités.
Une spiritualité inspirée de Saint Jean.
Ainsi que nous l’avons vu, les frères et les sœurs de la Congrégation de Saint-Jean s’inspirent des écrits de l’Evangéliste qui reposait sur le cœur du Seigneur. Quelques traits en ressortent en particulier :
Fidélité au Christ : Saint Jean était à Cana et au pied de la Croix ; la religieuse de Saint-Jean veut être fidèle au Christ dans la joie comme dans les épreuves. A la cène, Saint Jean était proche du Christ : le religieux de Saint-Jean attache une grande importance à la rencontre du Christ.
Attachement à l’Eglise : Saint Jean était l’ami de Saint Pierre, à sa suite les sœurs de Saint-Jean veulent aimer l’Eglise et être fidèles au successeur de Pierre.
Attachement à Marie : Comme Saint Jean, Jésus nous la donne comme Mère. « Aimez-vous les uns les autres » lit-on dans l’Evangile de Jean : l’amour fraternel est la base de la vie commune, de la vie contemplative et apostolique des sœurs de Saint-Jean.
Les trente-cinq heures et les trois huit.
Une communauté regroupe entre six et dix religieuses. La vie est d’inspiration monastique. La vie de prière est marquée par deux heures d’oraison quotidienne, l’adoration du Saint-Sacrement, quatre offices chantés en commun, la lectio divina (lecture priante de la Parole de Dieu) et le chapelet. Une journée par semaine est plus spécialement consacré à la prière et à la méditation : c’est le temps de désert. Si on fait le compte cela doit faire environ trent-cinq heures de prière par semaine !
La vie communautaire est aussi importante : les repas sont pris en commun et en silence, des temps de récréation permettent de se détendre ensemble et des temps d’étude permettent à chacune la « recherche de la vérité ». Le fondateur, le Père Marie-Dominique Philippe était professeur de philosophie : les sœurs ont reçu de lui un goût pour les études philosophiques.
L’engagement apostolique varie d’une religieuse à l’autre, chacune selon ses capacités répond aux appels qui parviennent à la communauté. Les sœurs sont dispersées pour ces engagements ce qui permet à la communauté de s’ouvrir sur les besoins du monde. La communauté est jeune : la réflexion sur l’engagement apostolique se poursuit et les textes qui régissent cet aspect de la vie de la congrégation font l’objet d’études.
La congrégation a, à sa tête, une prieure, élue par le chapitre général qui représente toute les communautés. La Prieure générale est entourée d’un conseil pour l’aider dans sa tâche. ======================================
La journée type de la communauté du Puy ou de BANNEUX
5h50 : Réveil, normalement joyeux et spontané, mais ce n’est pas toujours évident ! 6h10 : Oraison. 7h00 : Messe (en général à lacathédrale, les sœurs participant à son animation) suivie d’une action de grâce. 8h00 : Laudes à la chapelle de la communauté. 8h30 : Petit déjeuner. 9h00-12h00 : Travail, lectio divina, activités apostoliques. 12h30 : Office du milieu du jour suivi du repas en silence (une sœur lit un livre ou on écoute une cassette). 13h30 : Café, temps de récréation communautaire et accueil. 14h15 – 17h15 : Activités apostoliques, service de la maison, chapelet. 17h15 : Adoration, office de Vêpres, oraison. 19h15 : Repas, temps communautaire (chapitre), Office de Complies, travail communautaire.
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Le lundi : journée de désert. Les sœurs essaient ce jour-là de ne pas avoir trop d’activités en dehors de leur prieuré. Il n’y a pas d’offices ni de repas en commun. Bien sûr ces horaires varient selon les nécessités.
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En 2006 et 2007, j'ai passé une dizaine de jours chez ces Soeurs, j'y ai retrouvé le calme, la prière, le repos, le partage, l'amitié, la sagesse, Bref, tout ce qui me pousse à retourner cette année..................mais: 143-0594916-19. Merci pour moi.
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