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Pseudo: le Pèlerin de BanneuxCatégorie: FamilleDescription:
Né il y a 58 ans, élevé dans une famille de mineurs, un frère cadet de deux ans, mariée depuis 33 ans, nous avons 3 filles, 2 fils, et 4 beaux enfants. Ceux-ci mariés, nous ont déja fait la grâce de 4 petits-fils et deux petites-filles.
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Vendredi 19 Janvier 2007
Blok religieux et familial, mes deux joies de vivre en ce monde

21-11-2003
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...APPARITIONS DE BANNEUX, 70 ANS DE PRIERES
Apparitions de Banneux 70e Anniversaire


Du 15 janvier au 2 mars 1933, Notre Dame qui se présente comme la Vierge des Pauvres apparaît à huit reprises à Mariette BECO.

Les Apparitions en 1933

Mariette BECO est née le 25 mars 1921. Elle est l'aînée d'une famille de sept enfants. La famille connaît des conditions de vie difficiles et habite une modeste maison ouvrière isolée, située en retrait de la route, à l'écart du village de Banneux, en face d'un grand bois de sapins.

Le soir du dimanche 15 janvier 1933

Notre-Dame apparaît pour la première fois dans le jardin de la petite maison. Elle appelle Mariette par un signe de la main, mais la maman de Mariette lui défend de sortir.

Le mercredi 18 janvier à 19H.

Mariette est dans le jardin et prie à genoux. Tout à coup, Mariette quitte le jardin et s'engage sur la route où l'appelle la Dame.

A deux reprises sur le chemin, elle tombe à genoux. Une troisième fois, elle se met à genoux près du fossé, devant une " flaque " d'eau provenant d'une source.

La Dame lui parle :

" Poussez vos mains dans l'eau ."

Mariette le fait et répète ce que la Dame lui dit :

" Cette source est réservée pour moi. Bonsoir, au revoir."

Le jeudi 19 janvier

Le temps est très mauvais. Mariette est à genoux dans le sentier. La Dame apparaît. Mariette lui demande : " Qui êtes-vous, belle Dame ? "

" Je suis la Vierge des Pauvres. "

La Vierge conduit l'enfant par le chemin jusqu'à la source. Mariette interroge encore : " Belle Dame, vous m'avez dit hier : cette source est réservée pour moi. Pourquoi pour moi ? " Mariette se désigne, croyant que la source est pour elle. Avec un sourire, la Vierge répond : " Cette source est réservée pour toutes les Nations ... pour soulager les malades."

" Merci, merci " dit Mariette.

La Vierge ajoute :

" Je prierai pour toi. Au revoir."

Le vendredi 20 janvier

Mariette reste au lit toute la journée: elle a mal dormi. A 18H45, elle se réveille, s'habille et sort. Quand la Vierge apparaît, Mariette s'écrie : " Oh, la voici." Puis elle demande : "Que désirez-vous ma belle Dame ?"

Souriante, la Vierge répond :

" Je désirerais une petite chapelle."

La Vierge étend ses mains et de la main droite bénit l'enfant.

Suivent trois semaines de grand calme

La Vierge interrompt ses visites. Mariette, cependant, reste fidèle : chaque jour à 19H, elle prie dans le jardin.

Samedi 11 février

De nouveau, Mariette est entraînée sur la route. L'enfant s'agenouille deux fois, trempe ses mains dans l'eau à la source et fait un signe de croix. Elle se lève brusquement, court vers la maison et pleure. Elle ne comprend pas ce que la Vierge lui a dit :

" Je viens soulager la souffrance."

Elle ne comprend pas le mot " soulager ". Mais elle sait que c'est quelque chose de bon, puisque la Vierge a souri.

Trois jours se passent.

Le soir du mercredi 15 février, la Vierge apparaît pour la sixième fois. Mariette transmet la demande de l'abbé Jamin : " Sainte Vierge, Monsieur le Chapelain m'a dit de vous demander un signe."

La Vierge répond :

" Croyez en moi, je croirai en vous."

Elle ajoute pour Mariette :

" Priez beaucoup. Au revoir."

La Vierge confie un secret à l'enfant.

Le 20 février

Mariette est à nouveau à genoux dans la neige, bravant le froid. Soudain, elle prie plus haut et plus vite. Elle quitte le jardin, s'agenouille deux fois sur la route puis à la source où elle prie et pleure " parce que Marie s'en va trop vite." La Vierge souriante comme à l'ordinaire, lui dit :

"Ma chère enfant, priez beaucoup."

Après quoi, elle cesse de sourire et ajoute, avant de partir et d'une voix plus grave : "au revoir."

Mariette attend dix jours avant de revoir la Vierge une dernière fois.



Elle apparaît le jeudi 2 mars.

Il pleut à torrent depuis 15H. Elle sort à 19H. Elle en est au troisième chapelet quand il cesse subitement de pleuvoir. Elle se tait, étend les bras, se lève, fait un pas, s'agenouille.

Dans la maison, après bien des pleurs, Mariette livre le message confié par Marie :

" Je suis la Mère du Sauveur Mère de Dieu.

Priez beaucoup."

Avant de la quitter, la Vierge lui a imposé les mains en disant :

" Adieu."








Je suis la Vierge des Pauvres

La portée du Message

Par Monseigneur L.J. Kerkhofs, évêque de Liège, qui a reconnu l'authenticité des apparitions en 1949.

Ce que nous remarquons en premier c'est la pauvreté. Les événements se passent dans un lieu à l'écart, au bord du village. Ils ont lieu au milieu de l'hiver et au début de la nuit. Mariette et sa famille sont des pauvres à tous points de vue. Il n'y a jamais eu plus de vingt témoins pour assister aux événements.

A plusieurs reprises, la Très Sainte Vierge mène Mariette vers une source.

Le geste peut être interprété de diverses manières. Le fait que Mariette n'est invitée ni à se laver ni à boire, mais à pousser les mains dans l'eau, suggère que la source représente le Christ.

La Très Sainte Vierge Marie nous conduit vers son Fils et nous invite à plonger au Coeur de Jésus. On se trouve au coeur de l'Évangile en ce qui concerne le symbolisme et la théologie mariale.

Si les gestes de la Vierge ont une portée évangélique, ses paroles sont aussi écho de la Bonne Nouvelle.

La Vierge révèle son identité profonde

A Banneux, Marie se donne un double nom.

Lors de la dernière apparition, elle s'appelle « Mère du Sauveur, Mère de Dieu » et s'inscrit ainsi dans une longue tradition chrétienne.

Mais, dès le début des Apparitions, elle se présente comme la Vierge des Pauvres. Ce titre est original et ne semble attesté qu'à Banneux.

Marie, modèle du croyant pauvre et vierge

La Vierge est le croyant à l'état pur, elle est, pour parler le langage biblique, le Pauvre par excellence.

En effet, le Pauvre est déclaré bienheureux par Jésus. Il a tout à recevoir et ne peut compter sur aucun bien propre. Il ne referme pas ses mains pour préserver les richesses qu'il possède. Il a les mains libres et les tend vers autrui pour recevoir ce dont il a besoin. Et là réside sa chance. Quand le Seigneur passe pour nous combler de ses biens, le Pauvre peut le saisir à pleines mains et se voit du coup enrichi au-delà de toute espérance.

Le Pauvre est le type de l'homme croyant qui met son espoir dans le Seigneur et attend tout de Lui. En se donnant le titre de Vierge des Pauvres, Marie se présente comme croyante parmi les croyants. Elle est le modèle de la foi pour tous les hommes appelés à devenir croyants.

Quand la Bible parle de pauvre, elle ne pense pas uniquement à la pauvreté matérielle et économique. La lettre tue, c'est l'esprit qui vivifie. Il ne s'agit pas de devenir miséreux, mais il faut cultiver l'esprit de pauvreté et devenir un pauvre de coeur.

Il ne s'agit pas de se glorifier de sa virginité et de rester intact dans son corps, mais il faut que tout homme veille à s'ouvrir au don que l'autre veut lui faire.

L'appel à la Foi

Les titres que Marie s'attribue à Banneux nous émerveillent ; une autre parole nous étonne.

Le chapelain de Banneux suggérait à Mariette de demander à la Vierge un signe pour authentifier son apparition.

La réponse :

« Croyez-en moi, je croirai en vous ! »

La Vierge appelle l'enfant, le chapelain et tous
les pèlerins de l'avenir à la foi. Elle fonde cet appel sur la foi qu'Elle-même, dans la foulée de son Fils et de son Dieu, nous accorde. Dieu nous a aimés le premier et c'est pour cela que nous pouvons l'aimer et aimer nos frères. Notre amour n'est que réponse et reflet de l'amour du Seigneur. Dieu a cru en nous le premier et c'est pour cela que nous pouvons croire en lui et dans nos frères. Notre foi n'est que réponse et reflet de la foi du Seigneur. La confiance que Dieu fait à l'homme est étonnante vu la fragilité de sa fidélité. A combien plus forte raison pouvons-nous lui faire confiance, lui dont la fidélité est sans faille. Le Seigneur ne cesse de croire en nous.

L'appel à la prière

A plusieurs reprises, elle appelle Mariette à la prière. Elle nous invite à exercer notre foi dans la prière, à devenir, des priants. La prière est, en effet, l'expression et le ressourcement de la foi. Ce qui est étonnant, c'est que cet appel à la prière est précédé d'une promesse je prierai pour vous. Marie nous devance sur le chemin de la prière comme sur le chemin de la foi. Quelle solidarité du ciel avec tous les pauvres.

L'appel à la fraternité

N'est-ce pas cette solidarité qui se manifeste par tout le message de Banneux ? Marie demande une petite chapelle, lieu symbolique de sa présence au milieu des hommes, lieu symbolique où les pèlerins la rencontreront à l'avenir.
A Lourdes, la Très Saiinte Vierge invitait Bernadette à boire de l'eau de la source.

A Banneux, Elle invite Mariette à pousser les mains dans l'eau.

L'invitation est toujours la même:

désaltérez-vous aux sources de la vraie vie, le Christ.

Laissez-vous saisir par Jésus-Christ et engagez-vous à sa suite.



Les huit apparitions de la Vierge des Pauvres

Son message

Le dimanche 15 janvier 1933:

La Vierge invite l'enfant d'un signe.

Le mercredi 18 janvier 1933:

Poussez vos mains dans l'eau. Cette source est réservée pour moi. Bonsoir. Au revoir.

Le jeudi 19 janvier 1933:

Je suis la Vierge des Pauvres. Cette source est réservée pour toutes les Nations.., pour les malades. Je prierai pour toi. Au revoir.

Le vendredi 20 janvier 1993:

Je désirerais une petite chapelle.

Le samedi 11 février 1933:

Je viens soulager la souffrance. Au revoir.

Le mercredi 15 février 1933:

Croyez en moi... je croirai en vous... Priez beaucoup. Au revoir

Le lundi 20 février 1933:

Ma chère enfant, priez beaucoup. Au revoir.

Le jeudi 2 mars 1933:

Je suis la Mère du Sauveur, Mère de Dieu... Priez beaucoup. Adieu.

Monsieur le Chapelain L. Jamin



Elle vient pour soulager la souffrance. Elle ne vient pas guérir les malades ; elle vient porter leur croix avec eux. N'est-ce pas, sur cette terre, la meilleure manière d'aider ceux qui souffrent de quelque façon que ce soit !
Enfin, elle vient pour toutes les nations. Ce message n'est pas de moindre actualité de nos jours, dans un monde où les guerres les plus atroces ne finissent pas et où les racismes de toutes sortes resurgissent.


Priez pour elle, priez pour vous, priez pour votre serviteur qui en a bien besoin, merci.



21-11-2003, 09:47:15 la vie
 
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...LE MESSAGER DE SAINTE RITA

Le messager de Sainte-Rita est le bulletin de la Confrérerie de sainte-Rita de Cascia établie en l'église Sainte-Marie-Madeleine à Bruxelles. Il paraît quatre fois par an. Il est le trait d'union de la grande fraternité formées par tous les amis et intercesseurs de sainte Rita. Notre souhait le plus cher est de vous aider à découvrir le message que la sainte veut nous confier aujourd'hui pour grandir dans la vie chrétienne.

Demande d'un numéro gratuit


21-11-2003, 09:42:13 la vie
20-11-2003
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...SOEUR EMMANUELLE
SOEUR EMMANUELLE

Religieuse française




SA BIOGRAPHIE

Madeleine Cinquin dite Soeur Emmanuelle mène une enfance des plus paisibles à Bruxelles. Sa vie se trouve néanmoins bouleversée par la mort de son père. Elle décide de rentrer au couvent dans le but de s'occuper de l'enfance malheureuse. Son dévouement insatiable l'amène à devenir professeur de lettres et de philosophie en Egypte, Turquie et Tunisie. Sa retraite se prononçant, déterminée, elle se consacre aux pauvres et s'établit au Caire avec les chiffonniers d'un bidonville. Elle oeuvre sans répit dans la misère quotidienne jusqu'à fonder une association 'Les amis de soeur Emmanuelle'. A la demande de ses supérieures, elle rentre en France et écrit alors trois ouvrages inspirés par sa foi inébranlable : 'Le Paradis c'est les Autres', 'Jésus tel que je le connais' et 'Yalla : en avant les Jeunes'.

20-11-2003, 12:24:13 la vie
 
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Notre Pape Jean-Paul II
JEAN-PAUL II

Pape depuis 1978
Né en 1920



SA BIOGRAPHIE

Karol Wojtyla, après des études au grand séminaire de Cracovie, est ordonné prêtre de cette ville en 1946. Il gravit peu à peu les "échelons" de la hiérarchie ecclésiastique : évêque auxiliaire, archevêque, et enfin cardinal. C'est ainsi qu'à la mort de Jean-Paul Ier, il est élu pape, le 16 octobre 1978. Cible d'un attentat sur la place Saint-Pierre de Rome en 1981, il ne renonce pas pour autant à ses fréquents déplacements. Selon lui, l'une des principales responsabilités papales est l'action diplomatique. Et, de fait, son rôle ne fut pas moindre lors de l’effondrement du communisme dans les pays de l'est. Personnalité charismatique ayant une parfaite maîtrise des médias, il rassemble les fidèles de par le monde, mais tient aussi à renforcer le dialogue avec les autres religions - citons à ce titre la conférence oecuménique d'Assise en 1986. Partisan d'une forte implication de l'Eglise dans la société civile, il réaffirme haut et fort le maintien de valeurs traditionalistes, vis-à-vis du mariage et de la procréation par exemple. Ses bulletins de santé font actuellement la Une du JT.

20-11-2003, 12:19:49 la vie
19-11-2003
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...LE SAINT SUAIRE DE TURIN

Le Suaire de
Turin

Un peu d'histoire...

Ph. Dalleur

Voir aussi la proposition d'expériences non destructives du tissu.

Histoire certifiée du linceul en bref

En 1357, le Saint Suaire, actuellement vénéré à Turin, apparaît dans l'église de Lirey (bâtie en 1353) en France, dans le fief de Geoffroy de Charny. Une petite pièce de plomb de 5x3 cm² conservée au Musée de Cluny à Paris, montre une représentation du Suaire surmontant l'image d'une tombe appartenant à Jeanne de Vergy et à son époux Geoffroy de Charny, mort en 1356: on date cette pièce de 1356-1370. L'évêque de Troyes à cette époque, Henri de Poitiers, est mécontent de la venue de cette nouvelle relique d'origine inconnue dans son diocèse. En 1370, toute ostention est interdite. Le Suaire est placé au Château de Montfort-en-Auxois jusqu'en 1389. Cette année-là, les ostentions reprennent suite à la permission accordée par un cardinal légat et ensuite par le Pape Clément VII. Les pèlerins affluent. Mais le deuxième successeur d'Henri de Poitiers, l'évêque Pierre d'Arcis, écrit une protestation au Pape dans une lettre (l'authenticité de celle-ci est mise en doute). En tout cas, elle n'a pas eu l'effet escompté: le Pape maintint l'autorisation accordée aux chanoines de la collégiale de Lirey.

Lors de la guerre de Cent Ans, le linceul fut mis en sécurité en 1418 chez le comte de la Roche époux de Marguerite de Charny. Cette dernière refusa de rendre le Suaire aux chanoines en 1443, la dispute s'envenima et conduisit Marguerite à l'excommunication en 1457. En réalité, ayant besoin de titres ou d'argent, elle avait déjà cédé le linceul à Louis 1er, duc de Savoie, dès 1453. Cette cession se fit dans la discrétion, puisque le commerce de reliques était interdit. Le linceul se retrouve à Genève.

En 1471, la relique privée de la famille de Savoie est reconnue authentique par le Pape Sixte IV. Jules II accorda même des indulgences pour le culte de la relique. On réalisa alors plusieurs copies du Suaire. En 1502, elle sera déposée dans la chapelle du Château de Chambéry, pliée dans un reliquaire en argent..

C'est là qu'elle subira en 1532, un incendie qui brûlera en partie la relique. Une goutte d'argent liquide la transpercera. Les Clarisses de la ville la répareront. On fera alors voyager la relique un peu partout dans la région.Ce n'est qu'en 1578 que la relique sera définitivement installée à Turin.

Son histoire se déroule alors sans problème majeur jusqu'en 1898, date à laquelle Secondo Pia, un avocat italien passionné de photographie, va développer la toute première photographie du Suaire.

Le négatif par lequel il doit passer pour obtenir une telle photographie, impressionne grandement par son contraste plus réaliste que le linceul original

Comparez les photos ci-contre.




En 1931, lors d'une ostention, Enrié prendra des photographies plus contrastées encore.

Le reste est de l'histoire moderne. En 1978, le STURP (Shroud of Turin Research Project) composé d'une équipe scientifique, analyse le Suaire à la loupe. Leurs résultats sont étonnants. Max Frei trouve des pollens de plantes du Moyen Orient sur le tissu. L'analyse anatomique montre une précision médicale inhabituelle. Mais on ne veut réaliser aucune expérience destructive, donc pas encore de datation au C14. A cette époque en effet, l'échantillon nécessaire pour une datation correcte est trop grand pour être acceptable. En 1979, Gove demande et obtient la permission de réaliser des mesures avec sa nouvelle méthode de datation AMS au C14: les résultats semblent tellement aberrants qu'ils seront rejetés. En 1980, Ugolotti et Marastoni découvrent des inscriptions sur le Suaire.

Il faudra attendre 1988 avant de mettre tout le monde d'accord au sujet du C14 (l'Eglise qui en devint propriétaire en 1983, les laboratoires, les protocoles de mesure, etc.). Le résultat des mesures donne un âge d'environ 700 ans (de 1260 à 1390 après Jésus-Christ). Mais les laboratoires divergent nettement dans leurs mesures, en particulier le laboratoire d'Oxford, et cela uniquement pour les échantillons du Suaire. Le niveau significatif d'accord entre les trois résultats est de 5%, alors que pour les trois autres échantillons de test, le niveau significatif (montrant l'accord des mesures entre les laboratoires) est élevé (30%, 50% et 90%: voir le numéro 337 de Nature, février 1989, pp. 611-615 et notre page de proposition d'expériences).

En 1993, a lieu à Rome un congrès sur le Suaire de Turin: plusieurs scientifiques s'interrogent sur les méthodes et le protocole suivis pour la datation au C14, et mettent en doute certains résultats et interprétations.

Le linceul pourrait avoir subi un enrichissement en C14 au cours de son histoire mouvementée. Les causes d'enrichissement possibles vont des échanges ioniques lors des incendies (atmosphère très chaude riche en carbone jeune, avec catalyse de traces d'argent selon Kouznetsov), présence de matières organiques inanimées ou vivantes (le tissu a été vénéré par des pèlerins et a été encensé, manipulé par beaucoup et probablement plus en touchant les bords que l'image, présence de bactéries ou de moisissures, etc.).

On possède des allusions écrites et des représentations du Suaire antérieures à la datation des laboratoires (par exemple le Codex de Pray de 1150, comme l'explique le prof. Lejeune).

Entre 1994 et 1996, l'Institut d'optique d'Orsay (A. Marion et A.-L. Courage) confirme la présence d'inscriptions en grec et latin sur le Suaire (rien en français du 13e s.).

En avril 1997, la cathédrale de Turin subit un incendie qui sera à deux doigts de détruire le linceul, sauvé par l'équipe de pompiers de la ville. 1998 est l'année du 100e anniversaire de la photo de Secondo Pia, et le cardinal Saldarini la proclame année d'ostention. Il en sera de même lors de l'année sainte de l'an 2000.

Le Suaire de Turin est-il le Mandylion ?

Avant le 14e s. on perd la trace du Suaire de Turin, mais divers documents et représentations y semblent faire référence. Essayons de retracer l'histoire présumée du linceul du Christ. Plusieurs écrits parlent du "Mandylion d'Edesse". Même si histoire et légendes semblent se confondre, on peut dégager l'histoire suivante:

Selon le récit des évangiles, Jésus de Nazareth est mort à Jérusalem, crucifié après flagellation au début du premier siècle, un vendredi, la veille du 14 nisàn (Pâques dans le calendrier juif). La Pâques tombait cette année-là le jour de shabbat: on pense donc selon nos calculs au vendredi 7 avril de l'an 30. Le corps enveloppé d'un linceul, fut déposé dans un sépulcre neuf, appartenant à un juif riche nommé Joseph, originaire d'Arimathie. Jésus n'aurait pu se payer un tel linceul, qui devait être d'excellente qualité. Jésus reposa le shabbat dans le tombeau. Son cadavre portait les traces du supplice: les trous des clous aux mains et aux pieds, un couronnement d'épines, la flagellation, ainsi qu'une perforation de lance romaine jusqu'au coeur.

Le témoignage des disciples est unanime: dimanche, tôt le matin, il ressuscite. Les apôtres observent le linceul, resté en place (peut-être le sang et la sueur séchés le maintenaient-ils selon la forme du corps), le "suaire" et les bandelettes enroulées à part (le Suaire de Turin n'est pas en fait un suaire, mais un linceul: néanmoins, plié en quatre de façon à ne laisser voir que la face, il fut confondu avec un suaire, et il en garde le nom. Peut-être est-il le linceul du Christ). Les actes des apôtres attestent que Jésus est encore resté 40 jours sur terre pour disparaître ensuite. Il ne reviendra qu'à la fin du monde actuel.

Le linceul semble avoir été récupéré par les disciples de Jésus. Mais un linge mortuaire ayant servi était impur et devait être brûlé. Il le cachèrent dans un premier temps. La légende raconte que le roi Abgar V d'Edesse (ville ancienne située dans le sud de la Turquie actuelle) étant très malade, demanda à Jésus de le guérir. Il lui fallut attendre l'envoi du linceul de Jésus, ce qui fut fait, et ayant été guéri par contact, il se convertit en 35 de notre ère.

En 594, Evagre le Scolastique mentionne la présence à Edesse du "Mandylion", une image du Christ non faite de main d'homme ("archeiropoïète"). Les représentations du Christ ressemblent à l'image du Mandylion. L'iconographie du Christ change. Le Mandylion est pris pour le suaire de Jésus.

En 944, le Mandylion est transporté à Constantinople, où il est vénéré comme linceul de Jésus-Christ. Peut-être a-t-on déplié le linceul à cette époque, faisant ainsi apparaître l'entièreté du corps crucifié.

Vers 1150, on représente le linceul du Christ sur une miniature, dans le Codex de Pray, conservé à Budapest. On y distingue le Christ avec des mains sans pouce visible, croisées au niveau des poignets comme sur le Suaire de Turin. Les pieds ne sont pas visibles, comme sur le Suaire de Turin, face avant. Le linceul du Codex est plié à la manière juive. La partie supérieure montre des structures en Z comparables au tissage du sergé de lin de Turin. La partie inférieure représente une série de petites croix qui font penser aux traces de flagellations croisées sur le dos et les jambes de l'homme de Turin. Finalement, une série de trous en forme de "L" visible sur le Suaire de Turin, sont représentés sur les deux faces du linceul du Codex. (cfr. R. Van Haelst) Ces éléments sont tellement frappants qu'ils mettent en doute la datation officielle au C14 (qui donne une origine entre 1240 et 1340).

En 1204, le "Mandylion", alors conservé à Sainte Marie de Blachernes, disparaît lors du sac de Constantinople par les croisés, ainsi que l'affirme un chevalier picard ou wallon, chroniqueur de la 4e croisade, nommé Robert de Clary (document conservé à la bibliothèque royale de Copenhague).

Certains historiens pensent alors que le Mandylion a dû être pris par quelque croisé de famille noble ou récupéré par un ordre militaire (comme les templiers) d'Europe occidentale (France par exemple). Ils expliquent ainsi que ce Mandylion puisse être de fait le linceul de Lirey, devenu plus tard Suaire de Turin




19-11-2003, 18:01:50 la vie
 
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...LE SAINT ROSAIRE
LE SAINT ROSAIRE.

L'ORIGINE DU ROSAIRE

Dès les débuts du Christianisme (1) , les disciples du Christ sui­vaient l'ex­emple et les instructions du Maître. Ils le faisaient dans les termes enseig­nés par Jésus Lui-même : le Pater Noster (2) .

Après l'Ascension, ils s'unirent par la prière à Notre Seigneur rendu au Ciel. Ils passèrent les dix jours de l'Ascension à la Pentecôte en prière dans le Céna­cle, en compagnie de Marie, qui les guidait certainement dans ces exer­cices.

Après la mort de Marie, les Apôtres et les premiers disciples, la sachant au Ciel en corps et en âme, lui adressèrent aussi leurs prières. Ils aimaient cer­tainement lui répéter la belle salutation de l'Archange qui avait ouvert le Nou­veau Testament, dont saint Luc avait consigné le texte dans son Évangile. Le Symbole des Apôtres était aussi cher aux chrétiens, et ils le récitaient souvent, seuls ou en assemblée de prière.
Les prières des premiers chrétiens étaient empruntées beaucoup au Psautier, recueil des 150 psaumes attribués à David, même si certains d'entre eux sont d'autres sources.

Psautier de Marie

C'est ainsi, sans doute, que de bonne heure, des dévots de la Très Sainte Vierge eurent l'idée de ce que l'on appela assez longtemps le Psautier de Marie, composé de 150 Ave Maria (3) , dans lequel ils intercalaient le Pater de Jésus, et des acclamations à la Très Sainte Trinité (4) .


Mais la forme actuelle du Rosaire remonte à saint Domini­que, agissant sur les instructions de Marie elle-même.


Les 150 Ave furent partagés en trois parties en l'honneur de la très Sain­te Trinité. Puis, chaque partie en cinq dizaines d'Ave, chaque dizaine précé­dée d'un Pater et suivie du Gloria à la très Sainte Trinité.

Saint Dominique

Saint Dominique, né en Espagne, était un grand prédicateur des débuts du 13ème siècle. A cette époque, des hérétiques, reprenant la vieille hérésie manichéenne (5) , semaient l'erreur et la subversion sociale dans le Sud de la France. L'hérésie avait gagné l'appui de plusieurs curés, même de quelques Évêques, et aussi de puissants Seigneurs du Languedoc, surtout du Comté de Toulouse et aussi de ceux d'Albi, de Béziers, de Carcassonne, etc. 


En 1206, au Concile régional de Montpellier, Dominique, qui se trouvait là, fit remarquer aux conciliaires que les rencontres des légats et autres dig­nitaires ecclésiastiques avec des représentants de l'hérésie tournaient vite à l'avantage des hérétiques, parce que les légats et missionnaires se présen­taient à ces discussions publiques en grand équipage, avec chevaux et suite imposante. Il proposa de revenir à la méthode simple et pauvre de Notre-Seig­neur.

Sur-le-champ, lui-même renvoya ses chevaux et son es­corte, et com­mença ses missions à pied, au niveau des gens, mendiant repas et cou­chers. Ses dis­ciples firent de même. Les résultats furent diffé­rents, des conversions eurent lieu.

Mais, en somme, ce fut encore très médiocre, devant l'im­men­sité de la tâche et les forces de la perversion. Il man­quait quelque chose, et Dominique allait l'ap­prendre...

La pluie du Rosaire...

En 1214, presque découragé à la vue du maigre résultat de tant d'ef­forts, le prédicateur se retira dans un bois près de Toulou­se, se mit en pri­ère et péniten­ce, jeûna, cela en expiation des offenses faites à Dieu par les pécheurs, les héréti­ques et les impénitents !

Le troisième jour, la Très Sainte Vierge Marie lui apparût, ac­compagnée de trois princesses de sa cour céleste. ­ Elle lui dit :

“Mon fils Dominique, ne vous étonnez pas de ne pas réussir en vos prédi­ca­tions !
Car, vous labourez un sol qui n'a pas été arrosé par la pluie…
Sachez que, quand Dieu voulut renouve­ler le monde, Il envoya d'abord la pluie de la Saluta­tion Angélique, et c'est ainsi que le monde fut ra­cheté… Exhortez donc les hommes, dans vos ser­mons, à réciter mon Psau­tier (6) , et vous en recueillerez de grands fruits pour les âmes.”

C'est ce fit dès lors Dominique, et les résultats furent vite con­sidérabl­es ! Il y eut bien la vingtaine d'années de guerre de la croisade des Al­bigeois, qui fit beaucoup de massacres des deux côtés des belligé­rants, attisa beaucoup de braises, mêla beaucoup d'injus­tices à une cause juste ! MAIS, ce fut le Rosaire et non les armes qui converti­rent les âmes...

Saint Dominique mourut en 1221, mais il laissa son Ordre des Domini­cains bien établi, pour continuer son oeuvre.

Le Rosaire s'était beaucoup répandu. Mais comme il arrive souvent, la né­gligence revient quand les grandes épreuves sont passées ! Il fallut la grande peste de 1349, qui ravagea tous les royaumes d'Europe, pour ramener les foules à se retourner vers Dieu et à reprendre le Psautier de Jésus et Marie.

Le Bienheureux Alain de la Roche

Au siècle suivant, en 1460, la Sainte Vierge Marie apparut au Bien­heu­reux Alain de la Roche (7) , de l'Ordre de saint Domi­ni­que, insistant de nou­veau sur la récitation de son Psautier. 

Ce qu'il fit, et c'est alors que la voix publi­que donna à cette prière le nom de ROSAIRE, qui signifie couronne de roses. Une couronne, composée au complet, de 153 roses blanches (Ave) et 16 roses rouges (Pater) , toutes venant du Paradis.

Dans des révélations ultérieures, Marie Elle-même a confirmé (8) ce nom !

Saint Pie V

Il est bon de vous rappeler aussi ici, que le saint Pape Pie V, mort il y a quatre siècles (1572) , organisa une grande croisade mondiale du Rosai­re, pour arrêter l'avance turque mahométane, qui maîtrisait déjà les pays des Balkans et la mer depuis Constantinople aux ap­proches de l'Arctique. C'est au Rosaire que fut due la décisive victoire de LEPANTE (9) en 1571 !

Description

Celui-ci comprend trois parties, appelées aussi "chapelet" : les Mystères Joyeux, les Mystères Douloureux, les Mystères Glorieux, qui concernent des événements Joyeux, Douloureux et Glorieux de la vie du Christ et de Marie sa Mère, notre Mère et la Mère de l'Église.

Qu'est-ce que le chapelet ?

  • Un chapelet correspond à la méditation d'une série de cinq Mystères, soit Joyeux, Douloureux ou Glorieux équivalant à un tiers du Rosaire puisque celui-ci comprend trois chapelets : celui des Mystères Joyeux, des Mystères Douloureux et des Mystères Glorieux.

  • C'est aussi le moyen " mnémotechnique " facilitant la récitation du très saint Rosaire.

  • Lorsqu'il est béni, il sera l'objet matériel et spirituel (puisque béni) qui rendra visible notre dévotion au Rosaire (Notez que la Très Sainte Vierge Marie, lors de ses apparitions,  porte toujours un chapelet sur Elle... Lourdes, Fatima, etc.)

Rappelez-vous, dans toutes ses interventions, Marie invite de manière forte, à prier son saint Rosaire, au moins un chapelet CHAQUE JOUR (Fatima) .

Les papes eux-mêmes en ont fortement conseillé " l'exercice ", songez par exemple à notre très cher Pape Jean-Paul II qui, lorsqu'il vous reçoit vous offre comme cadeau un chapelet... N'est-ce pas là plus sûr moyen de vous en montrer l'importance ?

La prière du Chapelet (Rosaire) comporte en fait deux parties, qui s'exécutent simultanément : d'une part, la récitation des prières (décrites ci-dessous) et d'autre part, la méditation des Mystères du Rosaire, c'est-à-dire, en même temps que l'on récite pieusement les prières, on médite sur les événements de la vie de Jésus et/ou de Marie que sont les Mystères.
19-11-2003, 17:56:24 la vie
 
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publié par le Pèlerin de Banneux dans: Apparitions